Harry Cohen Tanugi

Les scientifiques utilisent un état quantique de la matière pour simuler l'expansion de l'univers primitif.

Simuler l'espace-temps

Les chercheurs, qui ont exposé leurs conclusions dans un document dans le journal Natureexplique qu'ils ont pu simuler différentes courbures de l'espace-temps qui auraient pu avoir de vastes implications pour l'évolution de l'univers primitif. La principale avancée de l'expérience est qu'elle a permis aux scientifiques de mettre leur système en pause pour l'examiner de plus près à différents moments de l'expansion.

Bien que l'expérience ne soit pas une simulation entièrement exacte de l'univers primitif, elle fournit une approximation de certains des mécanismes qui ont pu régir l'espace-temps et la production de particules peu après le Big Bang. Essentiellement, ils ont pu montrer des estimations de la manière dont un univers accéléré, un univers décéléré et un univers en expansion constante peuvent tous produire des particules de différentes manières.

Afin de réaliser leur expérience, les scientifiques ont refroidi environ 20 000 atomes de potassium-39 à des températures juste au-dessus du zéro absolu (environ -400°F). À ces températures, les atomes forment un condensat de Bose-Einsteinun état de la matière qui permet aux scientifiques de simuler les conditions de l'univers primitif, des trous noirs et d'autres phénomènes cosmiques.

Le condensat utilisé pour l'expérience était un superfluide, c'est-à-dire qu'il n'avait aucune viscosité. L'équipe de chercheurs a fait passer des ondes sonores à travers le condensat pour représenter la lumière qui brille dans l'univers et simuler différentes théories d'inflation cosmique et différents types de courbure de l'espace-temps.

[SOURCE]

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