Harry Cohen Tanugi

Une nouvelle étude suggère que les végétariens sont plus susceptibles d'être déprimés que les mangeurs de viande.

Enfin, il se peut que la dépression et le végétarisme soient tous deux le résultat d'un troisième facteur plutôt que l'un d'entre eux ne cause directement l'autre. Il peut s'agir d'un certain nombre de caractéristiques ou d'expériences qui sont liées à la fois à la dépression et au végétarisme. Par exemple, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de devenir végétariennes et de souffrir de dépression. Cependant, l'étude brésilienne a pris en compte le sexe, ce qui exclut cette troisième variable particulière.

Indépendamment de la situation financière et des choix de mode de vie, les personnes qui ne consomment pas de viande ont plus fréquemment des épisodes dépressifs. Ce lien ne peut toutefois pas être expliqué par des carences en nutriments. Des données longitudinales sont nécessaires pour faire la lumière sur cette relation.

Le site L'étude a été publiée dans le Journal of Affective Disorders.

Résumé :

Contexte : L'association entre le végétarisme et la dépression n'est toujours pas claire. Nous avons cherché à étudier l'association entre un régime sans viande et la présence d'épisodes dépressifs chez les adultes.

Méthodes : Une analyse transversale a été réalisée à partir des données de base de la cohorte ELSA-Brasil, qui comprenait 14 216 Brésiliens âgés de 35 à 74 ans. Un régime sans viande a été défini à partir d'un questionnaire de fréquence alimentaire validé. L'instrument Clinical Interview Schedule-Revised (CIS-R) a été utilisé pour évaluer les épisodes dépressifs. L'association entre le régime sans viande et la présence d'épisodes dépressifs a été exprimée sous la forme d'un ratio de prévalence (RP), déterminé par une régression de Poisson ajustée pour les variables potentiellement confondantes et/ou médiatrices : paramètres sociodémographiques, tabagisme, consommation d'alcool, activité physique, plusieurs variables cliniques, état de santé auto-évalué, indice de masse corporelle, consommation de micronutriments, protéines, niveau de transformation des aliments, apport énergétique quotidien et changements de régime alimentaire au cours des 6 mois précédents.

[SOURCE]

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