Harry Cohen Tanugi

Le Solar Orbiter de l'ESA touché par une éjection de masse provenant du Soleil lors du survol de Vénus

Afin de mieux comprendre ce phénomène, l'Agence spatiale européenne a lancé la mission Solar Orbiter en février 2020. Sa mission consiste à se rendre aussi près du Soleil que possible, à prendre des mesures de l'héliosphère interne et à observer les régions polaires. L'objectif est de nous aider à comprendre ce qui se passe sur le Soleil chaque fois que ses pôles basculent.

Le survol de Vénus

La mission de Solar Orbiter est prévue pour une décennie au cours de laquelle il restera en étroite résonance avec Vénus. Comme l'explique l'ESA sur sa page web, SolO reviendra à intervalles réguliers à proximité de la planète afin d'utiliser la gravité de celle-ci pour modifier ou incliner sa propre orbite.

Le 4 septembre, l'orbiteur s'approchait de la planète pour la troisième fois. Son angle d'approche, sa vitesse et sa distance par rapport à Vénus ont été méticuleusement planifiés afin d'obtenir l'effet désiré de la manœuvre. Cette assistance gravitationnelle avait pour but de placer l'orbiteur sur une orbite plus proche du Soleil que jamais auparavant.

Alors que l'orbiteur effectuait la manœuvre, une éjection de masse coronale qui a éclaté du Soleil le 30 août a atteint Vénus en transportant des particules de haute intensité.

Est-ce que SolO va bien ?

Le survol s'est déroulé parfaitement comme prévu par les équipes de la dynamique de vol et du contrôle de vol de l'ESA. La prochaine fois que l'orbiteur atteindra le Soleil, il sera plus près de 4,5 millions de km (2,8 millions de miles) qu'auparavant.

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