Harry Cohen Tanugi

La Russie dévoile une maquette de sa future station spatiale Ross

Plus récemment, la Russie a annoncé qu'elle allait remplir ses obligations contractuelles... jusqu'en 2024 avant d'abandonner la station spatiale internationale (ISS) et de faire cavalier seul. L'objectif de la Russie est de réduire sa dépendance à l'égard des pays occidentaux après avoir subi de lourdes sanctions de la part de l'industrie aérospatiale suite à son invasion de l'Ukraine.

La nouvelle station spatiale russe "Ross".

Roscosmos a dévoilé son modèle de station spatiale, surnommé "Ross" par les médias d'État russes, le lundi 15 août, lors d'une exposition militaire à l'extérieur de Moscou. Le chef de Roscosmos, Yuris Borisov, qui a été nommé le mois dernier pour remplacer Dmitry Rogozov, a réaffirmé lors de cet événement que la Russie quittera l'ISS après 2024 et qu'elle travaille sur sa propre station spatiale.

La rupture du partenariat de l'ISS marque la fin d'une collaboration scientifique internationale de plusieurs décennies qui a été considérée par beaucoup comme un phare de paix et d'espoir. L'ISS a été lancée en 1998 dans le cadre d'un partenariat dirigé par les États-Unis et la Russie, auquel participaient également le Canada, le Japon et l'Agence spatiale européenne (ESA).

La NASA, qui a récemment annoncé son intention de maintenir l'ISS opérationnelle au-delà de 2024, indique qu'elle n'a pas encore reçu de confirmation officielle de la Russie concernant son retrait. L'agence spatiale américaine avait précédemment compris que Moscou continuerait à collaborer au projet de station orbitale jusqu'en 2028.

La vie après la Station spatiale internationale

Roscosmos n'a pas encore donné de dates officielles pour le lancement de sa nouvelle station spatiale, mais elle a déclaré qu'elle serait lancée en deux phases. La première phase consistera à lancer une station spatiale à quatre modules. Une fois celle-ci opérationnelle, elle ajoutera deux autres modules et une plate-forme de service. L'agence spatiale russe a précisé que la station pourra accueillir jusqu'à quatre cosmonautes.

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