Harry Cohen Tanugi

Une vidéo révèle une semaine de négociation entre une baleine bleue et un trafic maritime intense.

"Les modèles de distribution des espèces (SDM) ont montré que la concentration de chlorophylle-a au printemps austral, avant l'arrivée des baleines, et les fronts thermiques sont des proxies océanographiques importants pour décrire l'abondance et les schémas de distribution des baleines bleues dans le PCN. Le krill, la principale proie des rorquals bleus, peut profiter d'une productivité saisonnière accrue pour produire de la biomasse, avec un certain décalage entre les premiers stades de l'histoire de vie (par exemple, le recrutement larvaire) et les densités d'adultes", déclarent les chercheurs dans leur étude.

"La biomasse de krill adulte est ensuite concentrée par des fronts thermiques dans des zones de haute densité dont les baleines bleues se nourrissent. Cet effet d'agrégation des proies provoqué par les fronts thermiques pourrait être critique pour les baleines bleues et les autres grandes baleines à fanons, étant donné leur comportement alimentaire coûteux en énergie. Nous supposons que la distribution décalée dans le temps de la productivité primaire et l'effet d'agrégation des fronts thermiques génèrent des conditions de recherche de nourriture pour les rorquals bleus dans le PNC. Afin de vérifier davantage les prédictions de cette hypothèse, nous proposons ici que les rorquals bleus individuels modifient leur comportement dans les zones de fortes concentrations printanières de chlorophylle-a et/ou d'apparition de fronts thermiques. Comme le comportement de recherche de nourriture ne peut pas être évalué directement uniquement en inspectant les données de suivi, nous considérons le comportement de recherche restreint à une zone (ARS, vitesse plus faible et moins de persistance directionnelle) comme un proxy pour ce type de comportement."

Cette concentration des proies des rorquals bleus a provoqué des collisions avec des navires qui ont jusqu'à présent été la cause de blessures tant pour les humains que pour les grands mammifères, expliquent encore les chercheurs. Mais les données concernant ces incidents sont rares.

Dans leur étude, les chercheurs ont voulu remédier à cette situation en évaluant trois facteurs :

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